Dans la continuité de notre précédente diffusion appelant à la mobilisation dans les SPIP le 27 avril 2026, la CFDT Pénitentiaire qui a appelé l’ensemble des personnels des SPIP à participer massivement aux Assemblées Générales organisées dans tous les services, aux côtés des autres organisations syndicales et des personnels non syndiqués, reste plus que jamais aux cotés des CPIP .
L’Objectif : faire remonter la réalité concrète de nos conditions de travail.
Aujourd’hui, il est indispensable de chiffrer précisément le temps réel que nous pouvons consacrer à chaque PPSMJ.
Pour cela, nous vous invitons à effectuer un calcul simple : Sur une base mensuelle de 144 heures de travail, déduisez :
Le temps consacré aux commissions (CPU, CAP, etc.)
Les permanences
Les réunions de service et réunions diverses
Les temps de représentation
Les missions spécifiques (CLI, assistant de prévention, autres fonctions)
Le temps consacré à des tâches et des missions qui ne sont pas les nôtres (demandes diverses des juges sur des dossiers, passés, présents et futurs, demandes de notification des décisions en lieu et place du SAP, demandes des interlocuteurs diverses (ex. demandes d’envoi de convocations en lieu et place des médecins coordonnateurs…), autres demandes comme par exemple reprendre avec les PPSMJ des incidents qui ont eu lieu avec le SAP…)
Remplissage des divers tableaux pour les stages, les TIG, les dispositifs collectifs, les diverses formations …
Les enquêtes qui ne sont pas comptabilisées dans le nombre de personnes suivies
Le temps de trajet en permanences délocalisées
Puis, divisez le temps restant par le nombre de personnes suivies.
Nous remonter les résultats de ces calculs permettra de dégager le temps moyen national mensuel réellement accordable à chaque PPSMJ. Ce chiffre est essentiel : il permettra de mettre en lumière l’écart entre les missions qui nous sont confiées et les moyens réellement disponibles. La CFDT se chargera ensuite d’interpeller directement le Garde des Sceaux afin qu’il puisse prendre la mesure de l’état des effectifs et de l’usure professionnelle qui en découle car devant l’absence de prise de conscience des besoins en renforts RH de notre administration il faut désormais agir !!!!
Rapportant ainsi la preuve chiffrée que la DGAP ne met pas en capacité les CPIP d’effectuer l’ensemble de leurs missions, cela permettra également de protéger les collègues lorsqu’il leur est reproché de ne pas avoir fait le nécessaire en termes de contrôle et de vérifications.
Les CPIP ne veulent plus travailler la peur au ventre, quittant leur service avec le sentiment de ne pas avoir pu exécuter toutes leurs missions faute de moyens et de risquer ensuite d’être mis en cause alors que cette responsabilité repose sur la DGAP qui doit garantir les conditions de travail permettant l’accomplissement effectif de ces missions.
Participez aux AG, partagez vos données, transmettez-les-nous et construisons ensemble un rapport de force basé sur des éléments concrets !!!
L’unité et la transparence sont nos leviers pour obtenir des moyens à la hauteur de nos missions et comme l’a si bien dit le ministre de la justice : la peur doit changer effectivement de camp !!!!